Les paludines ne sont pas mes copines
Imaginez un escargot vivant dans la vase d' une eau douce. Imaginez qu'en plus de cette saveur médiocre, il a une texture résolument caoutchouteuse quelque soit le temps de cuisson.
Imaginez surtout que vous n'en savez rien et qu'au contraire forte de la mention d'une provenance vietnamienne, vous croyez que vous allez vous régaler de clams exotiques et pensez même, dans votre cervelle jeune et enthousiaste sans doute insuffisamment rompu aux pièges du packaging des produits asiatiques, que votre amoureux est sacrément verni.
Vous avez une grosse déception.
Et quand en plus s'ajoute la fatigue, le fait de s'être cassée le dos en rapportant pleins de denrées dans un sac bourré, un rhume, le froid, une thèse qui n'avance pas, l'impression d'être moche, vous obtenez une énorme déception.
Des larmes amères de bébé qui ne reconnaît pas le goût de son biberon coulent. Ah, c'est sûr, vous ne pensez pas à en parler sur votre blog de ces maudites paludines gâcheuses de dimanches, extracteuses de sourire. Oui, mais Nicolas n'est pas de votre avis et se marre en prenant quelques clichés dans la cuisine.

Et puis, il vous montre ses photos et bien qu'il n'y ait pas de matière un jeu de mot (après la paludine vient le beau temps), vous souriez et songez à réparer l'offense vietnamienne par un bon dessert.